Changer durablement son rapport à la nourriture

Me revoilà ici, sur mon blog, trop longtemps mis de côté par la force des choses. Par manque de temps !

En cette nouvelle année, j’ai décidé de venir nourrir plus régulièrement ce blog, car j’ai tellement de choses à dire…

Pour ce premier article, j’aborde la question de notre rapport à notre alimentation. Le rééquilibrage alimentaire étant de mes accompagnement phare, j’aime ça et je le fais bien, j’ai donc beaucoup de demande sur ce thème. J’ai envie pour introduire ce poste de reprendre la phrase magnifiquement parlante d’une de mes collègues « ce qui compte ce n’est pas ce que tu manges entre noël et jour de l’an, ce qui compte c’est ce que tu mange entre le jour de l’an et Noël ». J’adore ! Tout est dit.

Je passe souvent du temps lors du premier rendez-vous à expliquer que je fais la promotion d’une alimentation santé, mais pas des extrêmes. Je prends en considération chaque individu, et surtout la morphologie car nous sommes tous/toutes différents. Le but n’est pas de tous se ressembler, ou de tous habillés de la même manière. Le but est de se sentir bien, et de se nourrir de façon adaptée pour favoriser un bon fonctionnement du corps et de l’esprit.

Alors oui, l’alimentation « plaisir » existe, surtout chez nous lyonnais. Mais il faut accepter lorsque l’on a envie de perdre du poids, de renoncer temporairement à ce plaisir. Avec raison évidemment.

L’autre point important est celui de la santé: manger en conscience. Cela signifie que tu te responsabilise face à ton alimentation, tu sais ce qui est bon et tu sais ce qui ne l’est pas. Tu sais ce dont tu as besoin, tu sais ce qui est superflu. Dans cette optique, il est plus facile de supprimer certaines choses de notre alimentation, non pas pour se restreindre et perdre du poids, mais plutôt parce qu’on a conscience que ces choses agissent sur notre corps tel des poisons. Notre nouvelle société, en cours d’installation, nous a appris que notre corps a besoin d’être écouté pour un fonctionnement optimal. Et qu’une bonne santé générale passe par une bonne hygiène de vie. Une bonne santé physique est à mon sens aussi importante qu’une bonne santé mentale. La difficulté, c’est lorsque le plaisir alimentaire est le seul accessible dans notre vie.

J’en viens donc au second point important que j’aborde lors du bilan : la dimension émotionnelle de la nourriture. Je n’apporte pas de grandes révolutions dans mon rééquilibrage alimentaire, généralement je donne des informations qui sont connues des personnes qui viennent me consulter. Pourquoi? Car elles savent ce qu’elles devraient mettre en place pour s’affiner, mais n’y arrivent pas seules. C’est là qu’intervient l’aspect émotionnelle : si il n’y avait pas d’émotion lors de la consommation alimentaire, tu n’aurais pas besoin de moi pour mettre en place ta nouvelle alimentation. À ce moment-là, il est important de s’interroger sur notre état psychique et émotionnel : pourquoi trouver refuge dans la nourriture ? Pourquoi avoir besoin d’un refuge ? Qu’est-ce qui alimente ces compulsions alimentaires ? Pourquoi n’est-il pas possible de trouver du plaisir ailleurs ? Quelques questions, la liste n’est pas exhaustive, à se poser lors d’une mise en place de changements alimentaires.

Et enfin, fait le point sur la culpabilité. Elle est presque toujours présente lorsqu’il y a des problèmes de poids avec difficulté à mettre en place de nouvelles habitudes alimentaires. Le maître mot c’est d’avancer à son rythme, pas à pas, et de se lâcher la grappe en cas d’échec. Le chemin sera long, peut-être, mais perdre une bataille ne signifie pas perdre la guerre. Et la culpabilité ne fais qu’entretenir le vide intérieur qui appelle la nourriture émotionnelle.

Pour moi, les intentions sont toujours très importantes. Si ton but n’est pas seulement de maigrir , mais aussi de mettre en place une alimentation qui favorise ta santé, alors tu as frappé à la bonne porte. With love. MLB

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